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Télé Déculottée

La télé décryptée par Pauline

Mois

février 2014

Giuseppe Ristorante, l’addition est salée.

Il était tombé dans l’oubli, on pensait qu’il avait trouvé chaussure à son pied et que sa mère l’avait laissé en paix, mais non, Giuseppe a fait son grand retour, cette fois-ci sur NRJ12.

Le pitch : Giuseppe, que l’on avait découvert dans « Qui veut épouser mon fils? » avec sa mère Marie-France, revient sur nos écrans pour tenter l’aventure américaine. Ils seront accompagnés de Pasquale, le père de Giuseppe, et de sa sœur Antonia, la famille ayant pour but de gérer un restaurant italien à Miami et d’atteindre un chiffre d’affaire de 30 000$ en un mois.

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L’idée est plutôt bonne. On connaît Giuseppe et sa mère, et on sait que ce sont deux fortes têtes capables d’animer le programme et de le rendre mouvementé, pour le plaisir des téléspectateurs.

Pourtant, la déception pointe le bout de son nez au fil de quelques épisodes. On tourne en rond : le restaurant n’accueille pas de clients, la cuisine n’est pas à la hauteur, et Giuseppe s’énerve mais sans jamais se remettre en question. Il se révèle rapidement être un personnage plat, qui n’a pas grande chose à montrer en dehors de son aspect macho et qui non seulement agace par sa confiance en lui, mais surtout, n’intéresse pas.

La vraie personnalité intéressante du programme est finalement Marie-France, la mère. Elle pourrait presque avoir une émission à elle toute seule. Franche, possessive, elle se montre très drôle et particulièrement attachante. En outre, elle possède une qualité dont son fils ne sait pas faire preuve devant les caméras : l’autodérision. Marie-France s’emporte, Marie-France rouspète, mais c’est pour notre plus grand plaisir. A l’inverse de son fils, c’est un personnage entier, qui sait attirer l’attention et qui anime le programme. Elle sait même mettre de l’eau dans son vin quand la situation avec les serveurs s’envenime. On adore particulièrement quand elle suit son fils à ses rendez-vous galants ou quand elle s’habille en adolescente sortie de Flashdance pour aller faire du sport. C’est un atout de taille pour le programme, et NRJ12 aurait pu encore plus l’exploiter.

Alors pour quelles raisons l’émission a-t-elle fait un flop?

–       Beaucoup d’aspects sont au rendez-vous pour une réussite du programme : le soleil, la mer, les jeunes gens plutôt gâtés par la nature, les histoires d’amour et les disputes : bref, les ingrédients qui assurent d’habitude la réussite d’NRJ12.

–       Des idylles naissent entre les serveurs du restaurant, ce qui devrait assurer un certain attachement du public. Mais ces idylles se  concrétisant trop rapidement, elles empêchent d’entretenir un lien avec le spectateur par le suspense. Dans les Anges de la Téléréalité 5, la relation entre Benjamin et Aurélie met plusieurs épisodes à se construire et les téléspectateurs ont le temps de s’attacher au couple naissant. Ici, Amandine et Nicolas se mettent trop rapidement en couple et ne tiennent pas suffisamment le téléspectateur en haleine. La naissance d’une relation entre deux participants est un scénario que les producteurs connaissent bien. Ils savent que cela crée du trafic, mais à l’inverse, si le téléspectateur est trop vite satisfait, il délaisse alors le programme, et c’est ce qui se passe ici. Quand au couple Nikkie/ Anthony, on a du mal à le comprendre.

–       La production a certes fait venir un guest : Garry Dourdan des Experts Miami, ce qui promettait une forme de réussite au programme, mais une fois encore c’est un flop. Malheureusement, rien n’est organisé pour sa venue, et le mythe NRJ12 s’effondre. Lorsque Kim Kardashian vient à la villa des Anges 5, elle est accueillie avec classe, et permet à la chaine d’attirer de l’audience et de la fidéliser. Ici Garry Dourdan vient trop tôt, et n’est pas accueilli comme il se doit. Le moment frise même le ridicule avec un « naïte to mice you » de Giuseppe, qui n’a pas su apprendre une phrase d’anglais. On en serait presque gênés.

–       La différence de Giuseppe Ristorante avec les Anges de la téléréalité, c’est que le programme sur la famille italienne manque de péripéties, qu’elles soient amoureuses ou non. Alors que dans les Anges de la Téléréalité les participants ont un but professionnel et offrent donc de la matière pour le montage, les journées sont plutôt vides pour les participants de Giuseppe Ristorante. Alors que les soirées devraient être animées par le service au restaurant, les clients ne sont pas au rendez-vous et la mauvaise gestion empêche d’avoir réellement des choses à montrer à l’antenne. Les disputes entre participants fournissent certes un peu de croustillant, mais il manque une Nabilla pour porter le programme.

–       Pasquale et Antonia, sympathiques et plus agréables que le macho Giuseppe, sont des personnages trop effacés qui ne suffisent pas à rendre ce programme attractif. Quand le téléspectateur la découvre, il pense que la famille sera à même de tenir ce restaurant. Il imagine bien le Pasquale en Padre Italien se mettant aux fourneaux pour toute la tribu, et favorisant le succès du restaurant avec sa cuisine familiale. Résultat : une quinzaine d’épisodes sont passés, le restaurant ne marche toujours pas, la cuisine est une grande déception, la promesse de la communication n’est pas tenue et le téléspectateur, voyant que rien ne bouge, se détourne du programme et zappe… pour le plus grand bonheur de la chaine W9 qui diffuse « les Princes de l’Amour » au même moment.

Pauline V.

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Le Bachelor : on n’a pas fini d’être surpris !

Blondes. Brunes. Rousses. Des cheveux longs, courts, bouclés ou raides. Des jambes interminables, des poitrines généreuses, des fesses rebondies. Des grandes et des moins grandes. Elles sont mannequins, ou travaillent dans la communication, certaines sont aussi vendeuses, ou infirmières – des vrais boulots de filles n’est-ce pas – et c’est un défilé de couvertures de magazines qui sortent chacune leur tour de la voiture noire. Paul, le nouveau Bachelor viril à souhait, a de quoi faire son marché.

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On l’attendait, et ca y est, enfin : la nouvelle saison de ce grand classique de la télévision, qui fait grincer des dents les féministes, est arrivée sur le petit écran. Et je dois dire que nous n’avons pas été déçues le moins du monde ! Le seul générique suffit à nous combler. Le storytelling est parfait, on découvre le jeune homme, que la production a trouvé après « avoir parcouru le monde » (mais dont la candidature a été proposée par un de ses amis). Homme d’affaire, il vit à Singapour, il est rugbyman, beau et sans attache, on en fait le prototype de la société moderne dans laquelle nous vivons.

On suit son trajet pour se rendre en France, où il est attendu à l’aéroport par le présentateur de l’émission. Très crédible bien sûr, puisqu’après douze heures de vol il est frais comme un gardon, et de plus l’aéroport est vide. Paul était donc le seul passager de son avion, quelle chance ! Bref. Notre partie préférée vient lorsque l’on nous présente les candidates. Et elles n’hésitent pas à employer les grands moyens puisqu’on a même droit à la culotte préférée d’une d’entre elles, qui déplie ses sous-vêtements, à la grande joie de l’adolescent prépubaire, affalé dans son canapé. Et la production ne s’est pas non plus censurée, on filme les décolletés, les chutes de reins, les lèvres… C’est absolument fascinant.

Arrive le moment tant attendu où il découvre son harem. Il en baverait presque, et en vrai gentleman qu’il incarne, n’hésite pas à se retourner sur le passage de chacune d’entre elle, pour examiner les détails charnels qui lui auraient échappé de face. Sans commentaire. Et puis ça y est, on entre dans le vif de l’action, les crêpages de chignon commencent. « Y’en a une, elle lui a donné un mot, les filles !!! » « HAAAN ! La SALOPE » « Celle qui a la robe rouge, je peux pas la supporter, elle est vulgaire!» .  On a retenu dans le lot quelques candidates qui promettent d’être intéressantes. Parmi elles, Caroline, qui a osé la salopette Converse, au milieu de ses rivales en micro robe et talons de 12 centimètres. On a adoré aussi la petite blague avec la grand mère, qui est sortie de la voiture l’air de rien, examinant le Bachelor sous toutes les coutures, comme si elle avait envie de le séduire. D’ailleurs on aurait presque eu envie qu’elle soit vraiment candidate, ce qui fait qu’on garde un œil sur Alix, qui est à l’origine de cette plaisanterie. Ces deux jeunes filles auraient presque l’air vraies et sincères au milieu des autres. Nous avons bien dit presque. Et bien sûr, comment ne pas parler de l’incontournable Martika qu’on avait déjà vu dans l’Ile des vérités, qui semble plutôt être là pour la télévision que pour trouver l’amour. A peine arrivée, elle s’est déjà attirée les foudres des autres candidates. Et puis, les vieilles recettes sont toujours à l’ordre du jour, puisqu’elle n’est pas sans rappeler une candidate de l’an dernier, Livia, qui avait un caractère un peu similaire, fonceuse et déterminée. On a remarqué que parmi les vingt-cinq, figurait une rousse un peu ronde, répondant au doux prénom de Blanche, maquilleuse à Quincampoix. Evidemment, il ne l’a pas gardée après la première cérémonie de la rose, car non, Paul n’est pas là pour le physique, l’incompatibilité devait venir de sa personnalité. On a aussi particulièrement aimé lorsque c’est la mauvaise candidate qui s’est avancée pour récupérer la rose. On lui pardonne, c’est vrai qu’entre « Paulianna » et  « Megghan », on peut se tromper facilement.

Et le pire dans tout ça… C’est qu’on attend avec impatience le prochain épisode.

Magali G.

La Nouvelle Star Dégringole

Ce jeudi 20 février, la dixième saison de l’émission Nouvelle Star s’est achevée, ce télé-crochet produit par FremantleMedia dont la première apparition en France s’est faite il y a onze ans. L’occasion pour nous d’examiner les dessous de ce programme, courageusement sorti de l’oubli l’année dernière. Et oui, dix saisons que nous sommes captivés ou indifférents face à ce format emprunté au Pop Idol international. Format qui a d’ailleurs navigué de la grille d’M6 à celle de D8, le petit nouveau du PAF, sur qui le groupe Canal Plus a jeté son dévolu et qui lui a permis de faire son entrée dans la télévision gratuite. Lire la suite

Auditions à l’aveugle – The Voice en voix de tête

Chaque samedi, c’est 8 millions de téléspectateurs qui guettent les voltefaces des quatre fauteuils rouges, pendus à la barbe subtilement taillée de Florent Pagny. Lire la suite

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